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Giltzarria     L'association

Créée en septembre 2004, notre association a pour but de soutenir financièrement des projets de scolarisation menés dans les pays d’Amérique latine. Pour sa première année, « Giltzarria » avait pu aider une jeune coopérante française qui était partie dans le cadre de la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) développer un programme éducatif au sein du petit village d’Ayahualulco, en pleine Sierra mexicaine.

Depuis septembre 2005, nous avons aidé la directrice de l’école Ciudad de los Niños de Tiquipaya en Bolivie (centre éducatif rattaché à un orphelinat) à équiper complètement une bibliothèque scolaire et à couvrir la zone de repas et de détente des tout-petits.

A partir de la rentrée 2007, nous avons décidé de financer l’action de soutien scolaire menée par une équipe de bénévoles boliviens qui intervient auprès des enfants du quartier de Uspha Uspha, à 9km de la ville de Cochabamba.

Pourquoi la Bolivie ?

C’est actuellement l’un des pays les plus pauvres de la planète. Pour la grande majorité de la population, le salaire moyen n’excède pas 2$ par jour. L’annulation de sa dette par la communauté internationale ne doit pas nous faire oublier les vraies raisons de l’extrême pauvreté qui touche actuellement plus de 70% de la population locale. Une situation économique qui peut parfois paraître révoltante lorsque on sait qu’ici le sous-sol est d’une grande richesse et que les réserves de gaz naturel, qui étaient jusque là détenues par les grandes multinationales, étaient estimées à plus de 100 millions de $. Pour illustrer ce profond déséquilibre, rappelons juste que la Bolivie abrite la deuxième plus grande réserve de gaz de tout le continent (après le Venezuela), et que seulement 0,6% de la population est actuellement connectée au réseau de gaz naturel. Malgré un contexte politique et social extrêmement tendu, la Bolivie reste un état démocratique dans lequel il est possible de travailler pour toutes les ONG et les associations caritatives. Les infrastructures existent, même si leur nombre est largement insuffisant et leur fonctionnement souvent déficient.

Pourquoi un projet socio éducatif ?

Tout simplement parce que l’éducation des nouvelles générations demeure à terme le seul espoir de rompre durablement la spirale de la pauvreté. Dans des familles, souvent très nombreuses, où chaque membre doit très tôt créer sa propre richesse et contribuer ainsi à subvenir aux besoins de tous, la scolarisation des enfants n’est pas une priorité et encore moins une évidence, d’autant qu’elle génère bien souvent des coûts supplémentaires que ces familles ne peuvent bien entendu assumer. Mais plus qu’un projet de scolarisation, il faudrait davantage parler de projet socio-éducatif. Comme souvent en Amérique latine, on se rend compte que le social, l’éducatif, et on pourrait y rajouter le culturel et le religieux, sont indissociables. Avec un tel taux de pauvreté, le but est moins de préparer l’enfant à un cursus scolaire complet que de lui donner un niveau minimal d’instruction qui lui permettra de s’insérer dans la société tout en devenant un agent responsable de son propre développement.